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Trisomie 21 + Dale Cooper Quartet & The Dictaphone

Trisomie 21 + Dale Cooper Quartet & The Dictaphone au Manège – vendredi 2 février à 21h – 17 / 15 / 12 €

TRISOMIE 21
Parfois, il arrive qu’une oeuvre marginale survive à toutes les époques. Que des musiciens captent et subliment sans même s’en apercevoir l’esprit de leur temps pour l’immortaliser. La définition du « groupe culte », en somme. Trisomie 21 est de cette trempe-là. Durant les années 1980-90, les frères Lomprez participent à l’émergence d’un courant qu’on appellera plus tard la cold wave. En quelques opus, « Le repos des enfants heureux », « Million Light » ou « Chapter IV », dont le titre « The Last Song » devient rapidement un standard international, leur aura s’étend au quatre coins de l’Europe, États-Unis, Australie , Japon compris.
Nous sommes à l’orée des années 1980. à Manchester, Ian Curtis s’en est allé après avoir posé les fondations de l’ère post-punk. De l’autre côté de La Manche, à Denain (près de Valenciennes), les frères Lomprez ne savent encore rien de Joy Division, mais sont habités par la même envie de « créer une musique différente ». Philippe et Hervé n’ont pas 20 ans, « pas d’idoles » et bricolent dans leur coin ce qu’ils peuvent trouver de machines : « Des ordinateurs Atari, des vieux magnétos dont on utilisait les chambres d’échos… ». Leur son est glacial, électronique, la voix sépulcrale de Philippe traverse des textes désabusés chantés en « anglais bizarre ». Et capture parfaitement leur univers immédiat, totalement sinistré. « C’était post-industriel, apocalyptique, se souvient Philippe Lomprez. En réaction, il nous fallait inventer un autre monde, musical certes, mais qui serait au moins un refuge ». L’art, cette éternelle échappatoire face à une réalité qui déraille. Il se traduit ici par la mélancolie synthétique de La Fête Triste, ode funèbre des machines à la disparition programmée de l’Homme, ou encore à travers le nihilisme et l’urgence de The Last Song, écrite comme « la dernière chanson avant la fin monde ». Mais qui, paradoxalement, s’avère un immortel tube dancefloor. « Logique : si on annonçait la fin du monde, les gens s’amuseraient comme jamais, non ? ».
Huit ans après la sortie de Black Label et plus de 30 ans d’existence, le groupe vient d’annoncer la sortie de leur 11è album, Elegance Never Dies, pour l’automne prochain et prépare une tournée mondiale.
DALE COOPER QUARTET & THE DICTAPHONE
Alors que la saison 3 de Twin Peaks s’est achevée cet automne, Dale Cooper Quartet & the Dictaphones, groupe brestois, a sorti son 4e album Astrild Astrild en mai 2017 sur le label allemand Denovali. Depuis quinze ans, Dale Cooper Quartet & the Dictaphones sillonne sur les chemins de traverse et collecte sur son passage des influences musicales au confluent du post-rock, du drone, de l’ambiant, du jazz, et des B.O de films noirs. Une musique sombre et vénéneuse, cinématographique. Le goût du mystère et des narrations à tiroirs donnent à leur discographie toute entière une densité de composition rarement entendue.

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